29 octobre 2010

La sœur de Marianne est venue nous visiter avec son fils hier soir. Ça faisait pas mal longtemps qu'on les avait vus alors semblerait que ça nous faisait vraiment plaisir de les recevoir.
Faut dire que Mireille préférait garder ses distances avec nous depuis qu'elle nous a invités à souper il y a quelques semaines. Personnellement j'ai pas beaucoup de souvenirs de cette soirée là parce que j'suis malheureusement tombé évanoui dans la plate-bande de Mireille quand Marianne a appuyé sur la sonnette de la porte en arrivant. D'après Marianne, Mireille était toute à l'envers parce que j'avais un peu saccagé toutes les belles fleurs qu'elle avait plantées en hommage à son mari décédé au mois de février. Aussi parce que je me comportais de façon supposément "très grossière" avec elle et son fils pendant le souper. Elle a peut-être raison mais j'aime autant pas porter de jugement parce que c'est un peu comme si j'avais pas été là dans l'fond. J'étais tellement chaud.
L'invitation de Marianne m'a tout de même donné envie de récupérer un peu la situation avec sa sœur. C'est pour ça que j'ai tout de suite accepté quand Mathieu, le fils de Mireille, m'a demandé si je voulais jouer à Risk avec lui en mettant les pieds dans la maison. Surtout que j'ai bien compris qu'en réalité il voulait probablement que je sois sa figure paternelle pour la soirée. C'est tellement niaiseux un enfant de 10 ans.
Me semble que dans mon temps c'était pas long comme ça pour placer les armées sur le plateau. J'aurais abandonné l'idée de jouer ben avant si Mathieu s'était pas proposé pour préparer la partie tout seul. Par contre si je l'avais aidé, j'aurais peut-être pas bu autant de vin rouge et je serais peut-être pas tombé endormi sur le plateau à son premier lancé du dé. Je veux pas dire que j'étais chaud, mais l'alcool additionné à une fatigue accumulée ça donne jamais de bons résultats.
C'est ça que j'essayais d'expliquer à Mireille quand elle a brusquement décidé de mettre fin à notre rencontre. Mais c'était difficile parce que Marianne me coupait toujours la parole en me criant par la fenêtre de laisser tomber. D'après elle j'étais pas très convaincant à courir dans la rue en trébuchant avec des fantassins pis des canons rouges et verts collés sur la joue.
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